jeudi 31 octobre 2013

Fingers crossed

Une amie me laisse un message sur mon répondeur. J'en profite pour configurer ma messagerie, car je ne l'ai toujours pas fait depuis mon arrivée, avant d'écouter son message.

Surprise! Je tombe sur un message datant de 4 jours....
"Bonjour, Véronique Palomard, Rédactrice en chef des Nouvelles Calédoniennes (l'unique quotidien du territoire), je vous appelle suite à la candidature au poste de journaliste. Merci de me rappeler au..." 

Ma surprise est la plus totale, étant donné que je voulais postuler à l'annonce dans les jours qui arrivent.....
Je ne comprends rien.... Aurai-je postulé et ma mémoire m'aurait-elle fait défaut?
Ça me parait bizarre car je voulais vraiment pendre le temps de faire une lettre et un CV approprié au poste...
Dans le doute, je vérifie mes mails envoyés... Rien...
Soit...
Je rappelle la nana comme si de rien était et nous nous fixons un rdv 3 jours plus tard....

Prévoyante, je demande à Béryl ou se trouve le bâtiment ou je dois me rendre. Elle m'indique l'adresse. Arrivée 5 minutes avant l'heure, je me rends à l'accueil que je trouve un peu bizarre pour un journal. Et là on me dit que je me suis trompée de bâtiment. Que la rédaction se trouve à l'autre bout de la ville!
Elle n'a pas eu le temps de finir sa phrase que j'étais déjà au volant en train de faire crisser les pneus de la voiture...
Direction la cathédrale (Je n'ai pas plus d'infos que ça. Je compte sur ma bonne étoile... qui me mènera au bon endroit).

Arrivée (trempée) dans les (bons) locaux du journal, ma première impression est celle de déja vu. Qu'on soit à Lyon, au Mans, à Bordeaux ou à Nouméa, les locaux, l'ambiance et les gens travaillant dans un canard de presse régionale sont EXACTEMENT les mêmes!

J'arrive à l'accueil et demande Mme Pamolard... On me répond que je cherche certainement Mme PaLomard.... Moment de solitude... Passons....

Après 10 minutes d'attente (le temps de trouver un journal en guise d'éventail pour me  sécher un peu), deux personnes se présentent à moi.

Me voici en face de la DRH et le chef de service.
Sensation bizarre de me retrouver, ici, à 17 000 km de la France, dans l'unique quotidien régional, pour me vendre en tant que "journaliste".... (Environnement que je connais quand même un peu ayant fait quelques années de piges)


Des questions sur ma personnalité, mon parcours.... Mais aussi pratiques:
"Il y a un accident de voiture avec 4 morts en brousse et un dossier complet sur la fraude fiscale. Vous mettez quoi à la Une?" Ou encore "Vous rencontrez un responsable politique qui présente les nouvelles mesures qu'il souhaite présenter au Congrès, comment traitez-vous le sujet?"

L'entretien durera 1h15.
D'autres candidats doivent être reçus. Le poste est à pourvoir pour la mi-

décembre..... Réponse dans 10 jours....
Wait and see....


PS: Finalement, j'en déduis au cours de l'entretien que mon CV a atterri sur le bureau de la rédac Chef car j'avais postulé à une autre annonce, pour une entreprise du même groupe que les nouvelles calédoniennes ou on m'avait répondu négativement.





mardi 29 octobre 2013

Profession: Mécano

Lundi matin 5H30.
J'enfile mon pantalon de travail et un vieux Tee-shirt. Un bon café, un petit dèj' et un moment détente pour attaquer ma première journée de boulot.

Départ à 6H30 direction Ducos (une très grande zone commercio-industrielle où sont situés la plupart des garages).

Arrivée à 6H40, surpris d'arriver si tôt.

Un bonjour à tout le monde, prise de casier, de caisse à outils et en avant.

Le rythme est plutôt cool et l'équipe sympa, de quoi me sentir à l'aise.
Le seul hic c'est que les véhicules qui circulent dans les mines ont le châssis recouvert d'une croute de terre rouge de 2 cm d'épaisseur....
Je vous laisse l’imaginer comme ça croustille dans ma bouche quand je suis couché dessous pour réparer quelquechose...
Très agréable.

Hier soir, je m'était préparé une "gamelle" pour manger à midi, enfin 11h car mes horaires sont 7/11h 13/17h, que j'ai oublié de prendre dans le frigo... je ne devais pas être très réveillé...

Du coup je pars avec Franck, un collègue kanak qui allait s'acheter un truc à emporter. On discute, il me raconte sa vie d'un kanak en nouvelle-calédonie avec son accent bien d'ici!

Deux heures de pause à Ducos c'est un peu long. Je décide alors de rattaquer à midi. Plutôt confortable car je peux finir à 16H quand il n'y a pas trop de travail à finir.

 Ici, les véhicules ont toutes un soucis, voyant moteur, courroie qui couïne....sauf que ça ne gêne personne....

  Alors,remplis de bonne volonté, je propose au chef d'atelier l'investissement (plus que nécessaire) d'un boitier de diagnostique parce que moi ça me gêne. Affaire à suivre.....
 Je suis satisfait de cette première journée.

lundi 28 octobre 2013

Un havre de paix

Le week-end arrivant, Romain et moi avons décidé de partir sur la route pour une destination encore inconnue...
Pic nic dans le coffre, maillots de bain mis, nous avons pris la papamobile (comme l'a rebaptisée Viki) et avons pris la direction du Sud, sans destination précise.
Allons voir ce qu'est la Calédonie en dehors de Nouméa!

Les gros orages  de la veille nous font découvrir des contrastes somptueux de l'océan. Un rouge brique sur le bord se déclinant en bleu de plus en plus turquoise... Nous prenons le pic-nic sur une plage, belle dans sa simplicité.
La nature dans son plus bel écrin sauvage. Et en plus, nous sommes seuls au monde.

Puis, nous continuons notre périple. Il n'y a pas 36 choix de route ici, il n'y en a qu'une seule qui relie le sud. Alors allons-y!
Dès que nous avons quitté la plage, nous découvrons les joies de la conduite calédonienne dont on nous a tant parlé....
La rivière aux pirogues
Des routes sinueuses, des virages trèèèès rudes, des rebords de routes inexistants, une étroitesse de voie (du fait de ces rebords de chaussée dangereux). mais tout ça serait de la rigolade sans LES nids de poule (je dirai plutôt d'autruche vu leur taille!)..... Bref, un régal pour nous, les "zoreilles" fraîchement débarqués....
On comprend mieux pourquoi nous ne croisons que des 4X4......



Nous profitons du spectacle de la nature. D'immenses espaces de verdure montagneux, une terre rouge vif avec, en toile de fond, cet océan bleu turquoise. Le contraste est magnifique et nous rappelle étrangement l'Australie.
On s'y croirait, le relief en moins.

Au hasard de notre périple, et des cols franchis, et des rivières traversées, un panneau indiquant la "ville" de Prony à 20 km. Nous décidons d'y aller.
Mon guide (merci maman) nous indique que ce hameau est un ancien bagne ou les prisonniers n'y étaient même pas enchainés tant ils étaient isolés de toute civilisation, et emprisonnés par la nature. Aujourd'hui, le village est entretenu par une association de riverains passionnés.






Après les derniers km de pistes (la papamobile est costaud!), au milieu de rien, nous arrivons devant une barrière: "Garez-vous ici". Nous nous exécutons et continuons notre chemin à pied.
Nous pénétrons petit à petit dans un charmant village désertique ou des petites maisons bordent l'unique chemin du hameau.




Un havre de paix, où la nature à repris tous ces droits et où seul le chant des oiseaux vient troubler ce silence.










Nous passerons toute l'après-midi à profiter du magnifique spectacle de ce petit village ou les gens vivent coupés du monde, en totale autarcie, à seulement 60km de Nouméa.
Quoi de mieux pour Romain, qui peut attaquer sa première journée de travail