jeudi 21 mai 2015

Welkam Vanuatu ! 3/4

La météo n'est malheureusement pas de la partie.







Au dire des habitants, ils n'ont pas vu autant de pluie sans discontinue à cette époque.... No comment....



Nous tentons donc de nous accommoder des caprices de celle-ci...
Alors, nous décidons de louer une voiture et de faire le tour de l'Ile d'Efate.
La suite en photo:



Groupe de cavaliers en train de ramener un troupeau de boeufs à travers champs


L'agence bancaire de brousse made in Vanuatu! Pas de hold-up ici!

Malgré le temps, on voit que les couleurs des fonds donnent envie de piquer une tête!

Maison de tribu



Ici, pas de panneau pour prévenir d'un effondrement de la route, on prévient comme on peut!

Un magasin de tribu

Le bétail vit au milieu des cocotiers



Au milieu des décombres, les Ni-vans gardent pourtant leurs sourires et leur bonne humeur légendaire


Nous voulions prendre un lunch dans ce bar réputé.... Ce sera finalement un pic-nic en bord de la plage....


La barque, c'est aussi un moyen de locomotion collectif






Notre tour de l'ile nous a permis de voir l'étendue des dégâts causés par Pam. Dès la sortie de Port-Vila,TOUT est détruit, plus aucune structure ne peut accueillir de touristes. Seuls 2 ou 3 "magasins" ont été reconstruits à la va-vite pour assurer le ravitaillement des populations broussardes ou encore les lieux de vie des tribus.









lundi 18 mai 2015

Welkam Vanuatu ! 2/4




Le lendemain matin, nous partons visiter la capitale Port-Vila sous une chaleur étouffante.





Au milieu de rien, des vendeuses de recharges téléphoniques


KFC n'a qu'à bien se tenir!

Nous décidons de rejoindre le centre à pied, pour nous imprégner de l'ambiance qui règne et en prendre, par le même occasion plein les narines des gazs d'échappements (la notion de contrôle technique ici n'existe bien évidemment pas, du moment que ça roule, tout roule!).






Seules les routes principales sont goudronnées, et les nids de poules, voir d'éléphants, font partie intégrante des conditions de circulation, et ça ne dérange personne.






Le klaxon est légion ici, que ce soit pour se dire bonjour, pour interpeller un éventuel client qui souhaiterait monter dans un bus, pour indiquer qu'on tourne, ou encore pour signaler qu'on est là, tout ça, le sourire aux lèvres.

A notre arrivée dans le centre, nous sommes stupéfaits par l'ampleur des dégâts causés par la passage de Pam il y a un mois et demi. Tout est détruits, nombre de bateaux, petits ou très grands sont échoués, des amas de détritus, de bois jonchent le sol.









"La promenade" est défoncée, les cabanes qui servaient à accueillir les touristes sont réduites en miettes.... Ce pourrait être un spectacle de désolation, mais, au vu de l'ambiance folklorique, détachée et joyeuse qui règne, on se sent entrainés par cette bonne humeur...








On comprend vite que ça se reconstruira quand ça se reconstruira, en attendant, la vie continue, alors pourquoi se la gâcher? Belle leçon de vie....









Au détour d'un amas de bois, en plein centre, une petite bande de Ni-van tentent de faire redémarrer à l'aide d'un vieux générateur (abrité sous un parapluie) un bateau rouillé, échoué/fracassé contre la jetée...






Quelques mètres plus loin, 2 plongeurs sillonnent les fonds marins peu profonds en quête de récolter effets personnels et autres trouvailles des bateaux sombrés un mois et demi plus tôt tapissant le fond de l'eau. Remontant à la surface, ils ouvrent une boite, hurlent de joie et se prennent dans les bras. Un trésor?












Nous arrivons au marché ou le dépaysement et le folklore sont à la hauteur de nos espérances.










Un coin cantine ou chacun s'arrête le temps de déguster un lap-lap, met local à base lait de coco, igname et viande ou poisson (vu les conditions d'hygiènes, nous n'avons pas tenter l'aventure culinaire!).
















Un coin traditionnel ou éventails en feuille de coco, huile de coco aux milles vertus et autres sculptures se disputent la place sur les étals au milieu des statuettes made in china.









 

Le coin fruits et légumes est peu remplit depuis le cyclone, Pam ayant ravagé les champs et leurs plantations.




Stand de poissons dont la fraicheur laisse à désirer vu l'odeur











Vente d'un igname (tubercule) surdimensioné!
Igname (tubercule) surdimensionné!
Stand de cocos









Particularité de ce marché, il est ouvert 24h/24! Les vendeurs ont installés une natte en dessous de leur étal et dorment là, parfois avec toute la famille.

















samedi 16 mai 2015

Welkam Vanuatu! 1/4


Nous nous sommes accordé quelques jours de vacances début mai. Destination: le Vanuatu!











Archipel d’îles perdu au milieu du Pacifique à 50 minutes d'avion de la Nouvelle Calédonie, le Vanuatu, est une ancienne colonie franco-anglaise. En effet, entre 1906 et 1980, ce condominium a été mutuellement géré par la France et l’Angleterre. Depuis son indépendance, le temps semble s'être arrêté et rien ne semble avoir bougé...
Au Vanuatu, les langues officielles sont l’anglais, le français et le bichlamar (une sorte de mix de français et anglais qui pourrait se comparer au créole dans les Antilles). A ces trois langues s’ajoutent 110 langues vernaculaires, ce qui en fait le pays le pays à plus forte densité linguistique au monde. Le bichlamar est la langue commune de tout l'archipel. Ses 266 000 habitants se répartissent sur les 80 îles.

Classé au 131 ème rang mondial sur l’indice de développement humain (cet indice se base entre autre sur le PIB par habitant, l'espérance de vie à la naissance, le niveau d'éducation et le niveau de vie). Paradoxalement, malgré sa pauvreté, le Vanuatu est classé pays « le plus heureux au monde »(cet indice se base sur la satisfaction des habitants de leur vie, de la durée de vie moyenne et de l’impact écologique dans le pays).

C'est aussi un paradis fiscal, mais l'argent hébergé là-bas ne profite vraisemblablement pas aux locaux....

Le Vanuatu, de par son climat chaud et humide, est très vulnérable aux risques de catastrophes naturelles.Le 15 mars dernier, le cyclone Pam a balayé l'archipel en détruisant 90% du pays (habitations, bâtiments, champs...).





Après le cyclone, le voyage était compromis car les infos que nous avions ici, étaient floues même si on comprenait que la situation sanitaire n'était pas au top (épidémies....) et que la reconstruction prenait du temps, nous avons quand même tenté l'aventure et sommes partis découvrir ce pays voisin.

A notre arrivée à l'aéroport, notre avion se parque à côté de l'avion de ravitaillement de l'US AIR FORCE d'où les militaires débarquent en même temps que nous.



Nous comprenons alors, que la situation est encore bien critique.

Une chape de chaleur humide nous tombe dessus dès notre sortie de l'avion. Folklore local de rigueur: tous les agents d'aéroport, même ceux sur le tarmac qui guident les avions sont en claquettes.
Nous sommes plongés immédiatement dans cette ambiance simple, décontractée, où rien n'est urgent et où la méfiance de l'autre n'existe pas.

Un monde éloigné de celui des pays riches où la technologies remplace peu à peu les relations humaines. On dirait que le temps ici s'est arrêté il y a 30 ans.





Et bizarrement, on s'y sent bien!



Après avoir attendu que la conducteur de notre navette finisse sa longue discussion avec un pote (et oui, ici personne n'est prisonnier du temps), nous partons direction notre hôtel en centre-ville. Il est 19h, il fait nuit, et pourtant les routes (toutes défoncées) grouillent de gens de tout âge. "Embouteillages" (aucune règle de conduite, on se dirige au son du klaxon de l'autre). Entre 2 blagues, notre taxi driver nous met de suite à l'aise en nous expliquant comment se déplacer pas cher.
En effet, des mini bus privés, offrant un confort sommaires mais un service fréquent et bien bizarrement organisé sillonnent les rues de la ville. Tarif unique pour n'importe quelle destination. Une seule règle: Last in, last off! (Dernier monté, dernier descendu!). A l'usage, on comprendra que cette règle d'or s'applique systématiquement et qu'il est impossible de prévoir une durée de trajet (encore une fois, qui est pressé?)